L’entraînement invisible

Courir, préparer une course, courte ou longue, ce n’est pas seulement enfiler les kilomètres. C’est aussi faire en sorte d’être dans les meilleures conditions pour son entraînement et bien récupérer ensuite. C’est tout l’objectif de l’entraînement invisible.

Je dis au début de l’épisode qu’il a été enregistré après ma sieste et c’est vrai. Faire la sieste fait partie de l’entraînement. Le repos est un élément de l’entraînement invisible.

Je l’avais négligé pour ma préparation avortée pour le marathon de Lyon. J’ai retenu la leçon pour le marathon de Paris mais aussi tout le reste de l’année.

Aussi, si je ne suis pas encore en préparation pour mon prochain marathon, j’ai encore quelques semaines, j’applique les conseils de cet épisode au quotidien. Mais si vous êtes en préparation, c’est le cas pour ceux qui feront Paris, c’est encore plus important de faire attention à ces éléments.

L’idée de l’entraînement invisible est de faire attention à ce qui vous permet de bien vous entraîner, mais aussi récupérer, progresser et éviter le sur-entraînement.

Cette vidéo de Major Mouvement explique d’ailleurs très bien que tout le monde peut se retrouver en sur-entraînement. C’est ce qui m’est arrivé quand je me suis blessé avant le marathon de Lyon. Et mon osthéo a l’habitude de ces blessures.

Il faut bien comprendre que l’entraînement crée un stress pour le corps. Il va ensuite chercher à s’adapter pour être capable plus tard de mieux encaisser cet effort et mieux fonctionner quand on le répètera. Il y a donc des mécanismes d’adaptation du corps qui fonctionne plutôt sur le mode réparation.

En fait le corps ne sait pas améliorer l’existant mais il sait faire mieux. En faisant du sport intensif, nos cassons des cellules musculaires. Le corps va les remplacer par des cellules plus fortes et plus adaptées.

Mais pour y parvenir il a besoin de bonnes conditions et c’est là que l’entraînement invisible intervient.

Les composantes de l’entraînement invisible

On peut découper l’entraînement invisible selon 4 grandes familles. Ce sont des axes sur lesquels vous devez réfléchir pour adapter votre vie. Car l’entraînement invisible c’est tout d’abord une hygiène de vie adaptée au sport. C’est donc tailler son quotidien pour avoir le temps de faire du sport mais aussi pour maximiser l’entraînement et ses bénéfices.

A ce sujet j’aime beaucoup cette publication de Rémi Barbier – Coaching. Il donne une anecdote qu’il appelle la banalité de l’excellence.

Un chercheur s’est intéressé à ce qui différenciait fondamentalement les nageurs olympiques des nageurs évoluant à des niveaux inférieurs. Et ce n’est pas la “quantité” d’entrainement ou la qualité de l’environnement sportif.⁠ Le nageur olympique est ultra assidu sur… les bases, les “gammes” et notamment la régularité du sommeil, conscience du mouvement, alimentation saine et stable, etc.

1 – Sommeil et repos

Nous avons besoin de sommeil et de repos. Il faut dormir de 6 à 8 heures par nuit. D’après des études dormir moins de 6 heures par nuit augmente de 30% le risque de survenue de blessure.

Il faut aussi observer des jours de repos. Car c’est ce qui permet d’éviter le sur-entraînement et qui donne du temps au corps pour reconstruire. Donc oui faire une sieste est peut-être plus bénéfique que courir fatigué.

2 – Nutrition

Bien entendu nous devons faire attention à notre carburant. C’est donc l’alimentation et la l’hydratation. Et cela intervient à tous les stades :

  • Avant les entraînements pour avoir l’énergie mais aussi pour ne pas compromettre la qualité de sa séance en ayant mal mangé, trop lourd, ou des produits qui nuisent à l’effort comme des crudités ;
  • Après les séances pour bien récupérer après et donner les bons ingrédients à notre corps pour reconstruire ;
  • Pendant les séances bien entendu surtout si elles sont longues. La déshydratation est un facteur de baisse de performance très important et arrive rapidement. Et je ne vous parle pas du mur du marathon.
  • Tous les jours pour être plein d’énergie et parce que ça a un impact sur le reste. La qualité de votre alimentation influence votre sport mais aussi votre sommeil. C’est ce que j’explique dans ma méthode SAM.

Ce sujet est vaste. Certains aliments sont à proscrire, limiter et d’autres sont vraiment très intéressants. A titre d’exemple, je consomme beaucoup plus de curcuma et moins de produits laitiers ou protéines animales fortes (viande rouge).

Et si je bois beaucoup d’eau plate (robinet) j’introduis dans ma journée un ou plusieurs verres d’eau très minéralisées comme la Vichy Célestins et la Saint-Yorre. D’autant plus important pour moi qui ne sale pas du tout mes plats.

3 – Médical et soins

Il faut y ajouter les soins médicaux bien entendu. Les rendez-vous chez le kiné et l’ostéopathe bien entendu. Ils vont vous donner de bons conseils, vous guider dans les soins et la récupération. Et puis leur extérieur expert va repérer des choses que vous ne percevez plus. Comment ça je suis tordu et penché vers l’avant !? J’ajoute aussi le dentiste.

Mais aussi tout ce qui est étirements par exemple, stretching ou yoga. Après ma périostite ma kiné ma donné des étirements à faire pour soulager le périoste. Et je n’avais jamais imaginé qu’il faille faire ça avant !

4-L’approche mentale

Le dernier point c’est l’approche mentale. Sur ce point j’avoue pour l’instant ne pas avoir grand chose à vous dire pour le moment. C’est probablement le point sur lequel je me sens le plus faible actuellement tant à l’entraînement qu’en course mais aussi dans la vie en général.

C’est d’ailleurs pour ça que j’ai fait du cross cette saison, que les séances de côte et de seuil sont très importantes car elles tapent dans le mental.

Surtout, je pense que je vais mettre en place un programme spécial dans les jours qui viennent avec de la méditation axée sur cette préparation mentale. Cela rentrera dans mon pré-programme de préparation marathon dont je vous parlerai la semaine prochaine

Soignez votre énergie et courez bien !

— Bertrand

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